Le drame de Gaza ne peut pas être analysé en oubliant un élément essentiel : le Hamas n’est pas arrivé au pouvoir par hasard et il a bénéficié, pendant des années, d’un soutien réel dans une partie de la population.
Après les attaques du 7 octobre 2023, certaines scènes de célébration dans Gaza ont profondément marqué les opinions publiques. Voir des personnes se réjouir de la mort de civils israéliens et de la prise d’otages a provoqué une incompréhension et une colère immenses chez beaucoup de personnes.
Cela ne signifie pas que chaque habitant de Gaza est responsable des actes du Hamas. Beaucoup de civils palestiniens sont eux-mêmes victimes de cette guerre.
Mais il est également difficile d’ignorer qu’une partie de la société palestinienne a soutenu, toléré ou accepté un mouvement dont l’objectif affiché est la lutte armée contre Israël.
Pendant des années, une partie de la communauté internationale a apporté une aide financière et humanitaire importante aux Palestiniens, avec l’espoir d’améliorer les conditions de vie et de favoriser la paix. Pourtant, ces ressources ont parfois été détournées par des dirigeants ou des groupes armés au profit de la guerre, des tunnels et de l’armement plutôt que du développement de la population.
Le problème n’est donc pas seulement militaire ou territorial : il est aussi idéologique. Tant que des mouvements qui prônent la haine et la destruction de l’autre conserveront un soutien, aucune paix durable ne pourra être construite.
La souffrance des civils palestiniens doit être reconnue, mais elle ne doit pas servir à effacer la responsabilité de ceux qui ont choisi l’attaque, le terrorisme et la guerre.