Le nucléaire fait peur à certains. Pourtant, une question simple mérite d'être posée : quelle alternative sérieuse proposons-nous pour faire fonctionner un pays moderne 24 heures sur 24, 365 jours par an ?
Le charbon ?
C'est l'une des sources d'énergie les plus polluantes au monde. Ses émissions et ses particules traversent les frontières et affectent des millions de personnes. Mais curieusement, certains qui dénoncent chaque jour les émissions des voitures sont beaucoup plus discrets lorsqu'il s'agit des centrales à charbon.
Le pétrole ? Dépendance stratégique, pollution, instabilité des prix et enrichissement de régimes dont les intérêts ne sont pas toujours les nôtres.
L'éolien et le solaire ont leur utilité, mais ils dépendent de la météo. Quand le vent tombe et que le soleil disparaît, il faut bien une source d'énergie capable de prendre le relais immédiatement.
La réalité est simple : un réseau électrique ne fonctionne pas avec des slogans, mais avec des mégawatts disponibles au moment où la population en a besoin.
La France possède l'un des rares atouts stratégiques qui lui permettent encore de conserver une certaine indépendance énergétique : son parc nucléaire.
Abandonner cet avantage reviendrait à accepter davantage d'importations, davantage de dépendance et, dans bien des cas, davantage d'énergies fossiles.
Le débat ne devrait pas opposer idéologie et idéologie. Il devrait opposer les faits aux croyances.
Car au final, la vraie question n'est pas : « Aimez-vous le nucléaire ? »
La vraie question est : « Par quoi le remplace-t-on concrètement, sans appauvrir le pays, sans augmenter les émissions et sans mettre en danger notre souveraineté énergétique ? »