NE PAS OUBLIER QUE LA FRANCE N'EST PAS LE MONDE
Avant de présenter une température comme un « record historique », il est important de rappeler un élément essentiel : toutes les stations météorologiques n'ont pas le même niveau de fiabilité.
Les stations, qu'elles soient actuelles ou issues des archives, sont classées selon des critères précis. Certaines offrent des mesures très fiables, avec une marge d'erreur généralement inférieure à 1 °C, tandis que d'autres sont considérées comme médiocres ou présentent davantage d'incertitudes en raison de leur emplacement, de leur environnement immédiat ou des méthodes de mesure utilisées. Dans certaines classifications, des écarts pouvant atteindre plusieurs degrés Celsius sont tolérés.
Par conséquent, un chiffre spectaculaire ne peut pas, à lui seul, constituer une preuve absolue. Un record relevé par une station peu fiable n'a pas la même valeur scientifique qu'une mesure issue d'une station répondant aux standards les plus rigoureux.
Il faut également rappeler que les instruments et les méthodes réellement comparables aux standards modernes sont relativement récents. Comparer des données anciennes et récentes sans tenir compte de ces différences peut conduire à des interprétations erronées.
En résumé, il est nécessaire de distinguer :
✔️ Les données provenant de stations fiables, qui permettent des comparaisons historiques solides.
✔️ Les données provenant de stations moins fiables, qui peuvent témoigner d'un épisode de chaleur exceptionnel, sans pour autant constituer la preuve quantitative centrale d'une démonstration.
En science, le contexte, la qualité des mesures et leur comparabilité dans le temps sont tout aussi importants que les chiffres eux-mêmes.
Exemples de canicules et de sécheresses observées en France avant 2000, avec dates et températures relevées dans des chroniques annuelles.
L’objectif est de montrer que des pics de chaleur (températures très élevées) et des périodes de sécheresse ont déjà eu lieu, à plusieurs reprises, sur la période étudiée.
Sur la base des chroniques annuelles (meteo-paris et météo France ), on observe que des épisodes de chaleur intense et/ou associés à une sécheresse ont déjà eu lieu à plusieurs reprises au cours du XXe siècle (et avant, selon les passages cités). Donc, l’existence de pics de chaleur “très élevés” n’est pas un phénomène uniquement récent : il a déjà été observé à différentes dates.
Sources exemple ; https://www.meteo-paris.com/chronique/annee/1919
il faut aussi noter que la France et l'Europe ne sont pas le monde !
Le texte suivant ignore les periodes froides , pour ne pas alourdir le narratif.
1540 la plus importante connue "récente" , les fleuves étaient a sec , le Rhin se traversait a pied .... les anciens ont gavé les pierres de la faim dans les rivieres
l’Europe connut une sécheresse de la pire espèce. Les forêts brûlèrent, les fleuves s’asséchèrent et les populations souffrirent de la soif et de la faim. Tous n’avaient qu’une envie: oublier cette année maudite.
«Le mois de juillet est brûlant et terrible», nota un chroniqueur alsacien.
La fumée obscurcissait le soleil, l’odeur du feu flottait dans l’air. Il y avait de plus en plus de départs d’incendie et les arbres qui n’avaient pas brûlé, perdirent leurs feuilles au mois d’août. La récolte fut maigre. La faim et la soif rendaient les gens fous
Sans thermometre on est obligé d'extimer la température , fleuves a sec , forets qui brule , récoltes cramée , il y a vait surment plus que 40 ..43 et ca a duré plusieurs mois d'affilés !
1718-1719 : un climat saharien à Paris
Au tournant du XVIIIe siècle, et en plein « petit âge glaciaire », une autre série de vagues de chaleur meurtrières frappa la France et une partie de l’Europe.
Entre 1718 et 1719, une sécheresse prolongée suivie d’un été brûlant provoqua ainsi une véritable catastrophe démographique
Principaux évènements climatiques de l'année 1788 : Orage, Canicule et vague de chaleur, vague de froid .
Selon les dires de certains historiens, il s'agirait de l'un des déclencheurs de la révolution Française (un an plus tard) car il serait en partie responsable d'une récolte particulièrement mauvaise et de la famine qui s'en suivi.
Principaux évènements climatiques de l'année 1800 : Orage, inondation éclair, Canicule et vague de chaleur, vague de froid
Principaux évènements climatiques de l'année 1840 : Tornade, Canicule et vague de chaleur et vague de froid
Principaux évènements climatiques de l'année 1842 : Orages, Canicule et vague de chaleur, vague de froid
Principaux évènements climatiques de l'année 1844 : Inondation, crue, Canicule et vague de chaleur, vague de froid
Principaux évènements climatiques de l'année 1845 : Canicule et vague de chaleur, vague de froid
https://www.meteo-paris.com/chronique/annee/1845
1851
juin 1851 : Courte vague de chaleur. Fin juillet 1851 : Nouvelle vague de chaleur, notamment dans le Sud. Août 1851 : Vague de chaleur sur la moitié Sud.
Les fortes chaleurs du mois de juillet 1852 (notamment autour du 4 et du 16 juillet 1852) : Dans le nord de la France, le mois de juillet 1852 est pratiquement aussi chaud que celui de l’année 1976. Les températures atteignent 35° à Lille, 36° à Paris et 39° à Montpellier.
Principaux évènements climatiques de l'année 1853 : Vague de chaleur, canicule, vague de froid, neige gelées tardives.
Principaux évènements climatiques de l'année 1857 : Canicule, vague de chaleur, sécheresse
Principaux évènements climatiques de l'année 1858 : Canicule et vague de chaleur, vague de froid Du 13 au 18 juin 1858 : la chaleur devient ACCABLANTE, notamment le 16 juin 1858.
Principaux évènements climatiques de l'année 1859 : Canicule, vague de chaleur, tempête, ouragan
La canicule historique du mois de juillet 1859 : La température moyenne du mois de juillet 1859 est la plus élevée du 19eme siècle. En revanche, les maximales du mois n’atteignent pas des niveaux exceptionnels.
Cette période chaleur quasi-ininterrompue observe quand même quelques moments plus intenses et concerne surtout la moitié Sud. Du 25 juin au 28 juin 1859: Fortes chaleurs. Du 2 au 7 juillet 1859 : Nouvelle vague de fortes chaleurs. Du 15 au 22 juillet 1859 : Semaine la plus chaude. Les fortes chaleurs reviennent du 28 au 31 juillet 1859.
Principaux évènements climatiques de l'année 1864 : Vague de chaleur, canicule, vague de froid, orage Paris en juillet
Principaux évènements climatiques de l'année 1865 : Vague de froid, vague de chaleur, canicule
avril 1865 : Véritable vague de chaleur. Les températures atteignent des niveaux exceptionnels et le soleil est quasi-quotidien (situation de blocage anticyclonique).
4 au 9 mai 1865 : Nouvelle vague de chaleur avec des températures probablement autour de 30°C. ( Il ni avait pas de station météo comme aujourd'hui )
Principaux évènements climatiques de l'année 1868 : Eté chaud, Crue, inondations,
L'été 1868 fut très chaud avec de nombreuses vagues de chaleur.
25 mai au 2 juin 1868 : Vague de chaleur assez exceptionnelle pour la saison, notamment sur la moitié Sud et surtout dans la journée du 29 mai 1868.
17 juin 1868 : Retour de la chaleur, mais de forts orages éclatent dans l'Ouest entre le 19 et le 20 juin 1868 et ces orages finissent par gagner le reste de la France entre le 21 et le 22 juin 1868. Les fortes chaleurs reviennent sur la moitié Sud à la fin du mois de juin 1868.
Début juillet 1868 : est très sec, puis les fortes chaleurs reviennent par le sud à partir du 10 juillet 1868 et persistent jusqu'au 28 juillet 1868. Le pic de la canicule est atteint le 26 juillet 1868. Les fortes chaleurs réapparaissent début août 1868, puis du 9 au 11 août 1868 et persistent même jusqu'au 17 août 1868 dans le Sud et l'Est.
Du 6 au 10 septembre 1868, les températures atteignent de nouveau des valeurs très élevées.
Principaux évènements climatiques de l'année 1869 : Hiver doux, Neige et froid en mars, Canicule estivale, Du 6 au 8 juin 1869 : Coup de chaleur brutal suivi d'un coup de fraîcheur encore plus brutal Du 7 au 11 juillet 1869, de fortes chaleurs s'installent sur la moitié Sud, puis cette canicule gagne toute la France les 12 et 13 juillet 1869. Rafraîchissement brutal sur la moitié Nordl le 14 juillet 1869. La chaleur revient sur toute la France jusqu'au 25 juillet 1869. Retour de la canicule et des fortes chaleurs du 28 au 31 juillet 1869. Après les canicules de juillet 1869, une sécheresse s’installe en août 1869, jusqu'au 6 septembre 1869
Principaux évènements climatiques de l'année 1870 : Vague de chaleur, canicule, vague de froid, neige
Les fortes chaleurs du mois de juillet 1870 : C’est dans le Centre et le midi que l’on observe les températures les plus élevées avec 38°C à Toulouse, 39°C à Lyon, 40°C dans les Landes et 41°C à Poitiers.
Cette canicule est observée du 5 au 11 juillet 1870. Les fortes chaleurs reviennent du 20 au 26 juillet 1870 mais il est vrai que le Nord-ouest est moins concerné.
Bataille de Bapaume (Pas-de-Calais) - 7 jours plus tôt (le 12 décembre 1870), le thermomètre descendait autour de -20°C dans la région.
Principaux évènements climatiques de l'année 1874 : vague de chaleur, canicule, Sécheresse hivernale et printanière
Du 29 mai au 11 juin 1874 : Temps chaud et ensoleillé. 31 à 32°C en Ile-de-France le 9 juin 1874.
A Paris, la température atteint 36,8°C le 2 juillet 1874, 35,8°C le 8 juillet 1874 et 38,4°C le 9 juillet 1874
La vague de chaleur du mois de juillet 1874 : Durant l'été, la température dépasse 30° pendant 14 jours à Paris et 19 jours à Angers. Dans la capitale, le thermomètre affiche une valeur maximale de 38°. Importante sécheresse sur la moitié Nord (même si un courant de nord-ouest perturbé domine durant les 10 derniers jours du mois de juillet).
1er septembre 1874 : Coup de chaleur temporaire à l'avant d'une profonde dépression sur l'Atlantique. Presque 34°C à Paris ! Cette chaleur persiste dans l'Est et le Sud jusqu'au 3 septembre 1874. La chaleur revient également du 25 au 28 septembre 1874.
Août 1911 : un des mois les plus chauds de l’histoire - très grande sécheresse. A Paris, on mesure 13 jours consécutifs avec des températures supérieures à 30° - la principale vague de chaleur s’étend du 5 au 20 août 1911 - on atteint 39° à Toulouse, 38° à Lyon et 37° à Paris où ce mois est le plus ensoleillé et le plus sec depuis plus d’un siècle.
Un record absolu de chaleur est mesurée à Greenwich (Londres) avec 38°.
Certains journaux, comme Gil Blas, vont même jusqu’à écrire : « Sur le boulevard, hier, le thermomètre marquait, à midi, exactement 47 degrés.
Principaux évènements climatiques de l'année 1875 : Inondations, crue, éclipse de soleil
Principaux évènements climatiques de l'année 1876 : neige Millau, ouragan, tempête, vague de chaleur, canicule,
La chaleur de l'été 1876 : A Paris, la température dépasse les 30° pendant 17 jours consécutifs alors qu’on atteint 23 jours à Angers. 1er coup de chaleur du 19 au 22 juin - Le 21 juin, il fait jusqu'à 35°C à Paris.
Fortes chaleurs dans l'Ouest et le Sud entre le 13 et le 19 juillet 1876. Très forte chaleur sur la moitié Sud le 28 juillet 1876 et du 30 au 31 juillet 1876. Importante vague de orageuse entre le 31 juillet et le 1er août 1876.
La plus importante vague de chaleur a lieu du 8 au 17 août 1876 avec 36°C à Paris le 13 août 1876 - des orages probablement violents se déclenchent entre le 13 au 21 août 1876.
Principaux évènements climatiques de l'année 1877 : Tempête, ouragan, canicule et vague de chaleur, 23 au 24 juillet 1877 : Coup de chaleur dans le Sud et l'Est.
31 juillet 1877 : Nouveau coup de chaleur éphémère. Du 19 au 21 août 1877 : Coup de chaleur.
Principaux évènements climatiques de l'année 1884 : canicule, vague de chaleur
L’été exceptionnel de l’année 1884 : Les mois de juillet et août sont très chauds sur absolument toute la France. La chaleur est constante mais n’atteint pas de niveaux records. On dépasse presque partout les 35° à l’ombre entre le 7 et le 10 août 1884.
Principaux évènements climatiques de l'année 1885 : Tempête, Canicule et vague de chaleur, vague de froid 28 mai 1885 : Coup de chaleur - souvent autour de 30°C (ou plus). 30°C à Paris. 4 au 7 juin 1885 : Nouveau coup de chaleur.
Principaux évènements naturels de l'année 1887 : tremblement de terre
21 et 22 mai 1887 : Très mauvais temps océanique perturbé avec seulement 11 à 12°C l'après-midi et 3°C le matin à Paris.
14 au 20 juin 1887 : Très chaud sur la moitié Sud. 3 et 4 juillet 1887 : Nouveau coup de chaleur sur la moitié Sud. 31,5°C le 4 juillet 1887 à Paris.
Principaux évènements climatiques de l'année 1889 : Canicule et vague de chaleur, vague de froid
Le 2 juin 1889 - un déluge orageux se produit à Lausanne où la ville est sinistrée : Après une journée particulièrement chaude et lourde, la nuit tombe à 17h avec un déluge doublé de grêle et de foudre (56 mm en 50 minutes, et 91 mm en 24 heures au Champ-de-l'Air). Les rues sont transformées en torrents. D'autres orages de grêle éclatent à Genève où l'on peut encore ramasser les grêlons "à pleines mains" le lendemain.
2 septembre 1889 : Chaud : 29°C à Paris.
Principaux évènements climatiques de l'année 1892 : vague de chaleur, canicule, sécheresse,
Du 25 au 28 mai 1892 : Premier coup de chaleur.
Du 16 au 20 juin 1892 : Fraîcheur exceptionnelle.
Du 27 juin au 28 juin 1892 : 2eme coup de chaleur (éphémère).
Du 24 juillet au 30 juillet 1892 : Petite vague de chaleur dans le Sud et l'Est.
Les chaleurs remarquables du mois d’août 1892 : Une vague de chaleur exceptionnelle concerne toutes les régions du 13 au 24 août 1892. Les températures dépassent 40° à l’ombre dans le sud-ouest et le Centre du pays. Le mois se termine par des pluies torrentielles sur le Languedoc-Roussillon.
Principaux évènements climatiques de l'année 1893 : vague de froid, neige, canicule, sécheresse, vague de chaleur,
Du 16 au 17 août 1892 : pic de chaleur extrême.
Principaux évènements climatiques de l'année 1893 : vague de froid, neige, canicule, sécheresse, vague de chaleur,
Le mois d’août torride de l’année 1893 : Un an après la vague de chaleur de 1892, le mois d’août 1893 est de nouveau très chaud mais également très sec. Après un début août très frais, une vague de chaleur exceptionnelle concerne toutes les régions du 8 au 24 août 1893. Le mois se termine par des pluies torrentielles sur le Languedoc-Roussillon.
Principaux évènements climatiques de l'année 1898 : canicule, vague de chaleur, sécheresse
Du 12 au 22 août 1898 : vague de chaleur majeur
La chaleur exceptionnelle du mois d’Août 1898 : A Paris, il faut remonter à l’année 1842 pour trouver un mois d’août aussi chaud. Une importante sécheresse sévit également sur toute la France. La température atteint 41° à Angoulême, 39° à Bordeaux et Limoges, 38° à Moulin et Angers, 37° à Orléans et Versailles.
Principaux évènements climatiques de l'année 1899 : canicule, vague de chaleur
’été 1899 serait le plus chaud depuis 1834. Il fait particulièrement chaud au Sud de la Loire avec par exemple 29 jours de températures supérieures à 30° à Angers et 51 à Bordeaux. Cet été est également très sec ! Au cours de cette année 1899, on n’observe que 115 jours de pluie à Paris alors que la moyenne se situe aux alentours de 160 jours.
La journée du 21 juillet 1899 est la plus chaude du mois de juillet 1899. Il fait 38°C à Bordeaux, 35°C à Deols, 34°C à Montpellier, 33°C à Nantes, 32°C à Besançon et Paris.
Principaux évènements climatiques de l'année 1900 : Ouragan, tempête, vague de chaleur, canicule, épisode cévenole
Du 10 au 28 juillet 1900 on observe une longue période de fortes chaleurs ; cette chaleur devient exceptionnelle du 15 au 22 juillet
- les températures atteignent 40° à Châteaudun et Blois, 39°5 à Versailles, 39° à Bordeaux, Mantes et Châteauroux, 38°5 à Paris - 300 cas d'insolation signalés à Londres - Paris manque d'eau.
Le 19 juillet 1900, le métropolitain de Paris ouvre ses portes, permettant également aux citadins de profiter des couloirs souterrains rafraîchis de la ligne n°1 !
30 août 1900 : Des grêlons de 250 g tombent sur le Champsaur
Principaux évènements climatiques de l'année 1911 : neige tardive, vague de chaleur, canicule, sécheresse, Vague de chaleur août 1911 -
Une du Petit Journal du dimanche 13 août 1911 sur les méfaits de la canicule
Le bilan de la surmortalité liée à cette vague de chaleur du mois d'août 1911 atteint 41 072 décès dans toute la France . Et si les victimes sont principalement des personnes âgées, la mortalité infantile augmenté de 20%.
La sécheresse devient dramatique à la fin de l’été 1911.
Évènements météo marquants de l’année 1913 : hiver doux, été pourri
Évènements météo marquants de l’année 1915 : Crue, inondations, tempête, sécheresse,
19 mai au 21 juin 1915: sécheresse absolue sur de nombreuses régions, notamment à Paris.
Août 1916 : canicule - les températures maximales atteignent 33° à Nantes, 37° à Bordeaux et Toulouse.
Août 1918 : la sécheresse qui a débuté en mai, s’accentue avec les fortes chaleurs - les 22 et 23 août, la température atteint 37° à Clermont-Ferrand et 34° à Paris.
août 1919 : vague de chaleur - les températures atteignent 37° à Lyon et Toulouse, 36° à Toulouse et Perpignan, 35° à Nantes, 34° à Paris.
Septembre 1919 : nouvelle vague de chaleur - il fait jusqu’à 33°à Paris le 11 septembre.
Juillet 1921 reste extrêmement sec, absolument sans pluie dans la Beauce, le pays de Caux et la Picardie - du 22 mai au 11 juillet 1921, il ne tombe que 2mm à Paris - le seul puit de l’île de Molène (Finistère) est à sec - cette sécheresse concerne également la Hollande et l’Angleterre (le débit de la Tamise est réduit à 1/10eme) - Juillet 1921 est aussi le plus chaud depuis plus d'un siècle - la vague de chaleur atteint son maximum les 28 et 29 juillet 1921 où l’on mesure des températures supérieures à 38° sur les trois quarts de la France (40 à 42° à Vesoul, Besançon, Albertville, Bourg en Bresse et Moulin)
mars 1923 : chaleur très précoce - températures de 23° à St Malo, 24° à Paris, 25° à St Quentin.
mai 1923 : véritable canicule - il fait partout plus de 30° et jusqu’à 33°à Strasbourg et 37° à Biarritz.
Du 5 et 15 août 1923 : nouvelle vague de chaleur - cette chaleur devient exceptionnelle les 8 et 9 août 1923 - s’il fait 35 à 38° en région parisienne, les températures atteignent des records absolus dans le midi - à St Simon (8km au sud-ouest de Toulouse)
On enregistre 44°, ce qui constitue la valeur officiellement la plus élevée du 20eme siècle en France.
16 juillet 1928 : très importante vague de chaleur - les journées du 14 et 15 juillet 1928 sont vraiment exceptionnelles avec des températures de 36° à Paris, 37° à Lille, 38° à Châteauroux, 40° à Angoulême et 40°5 à Fourvières (Lyon).
Du 26 juillet au 12 août 1928 : une nouvelle vague de chaleur concerne de nouveau tout le pays - la canicule persiste notamment dans le sud-est - les températures dépassent très fréquemment 35° et atteignent 39° à Bordeaux et Ajaccio, 40° à Montélimar et Orange, et 41° à Angoulême
Du 26 août au 12 septembre 1929 : nouvelle vague de chaleur, concernant cette fois-ci toute la France - le 31 août, il fait 35° à Paris et Valenciennes, 36° à Lille et 37° à Châteauroux
le 4 septembre, on atteint encore 34° à Beauvais, 35° en région parisienne, 38° à Angoulême.
Fin juillet 1933 : c’est la canicule dans l’ouest - les 40° sont dépassés à Poitiers.
Début août 1933 : c’est de nouveau la canicule, au nord comme au sud (38° à La Rochelle et 39° à Montpellier). Dans toutes les grandes villes, tous les moyens sont bons pour se rafraîchir.
Juin 1934 est déjà très chaud et très sec -les cours d’eau atteignent des niveaux exceptionnellement bas.
Du 7 au 11 juillet 1934, on observe 5 jours consécutifs de chaleur torride sur tout le pays et l?on dépasse souvent 35° à l’ombre. sur le pays
février 1938 , La sécheresse qui débute en devient inquiétante au mois d’avril 1938, mais il fait froid
Juillet 1938 : les températures atteignent des niveaux tout à fait remarquables dans le sud -
il fait jusqu’à 40° à Arles(13) et Bergerac, 39° dans la forêt landaise et 38° à Toulouse.
Du 18 au 28 juin 1941 : il fait très chaud - les températures atteignent 36° dans le sud-ouest et 34° en région parisienne - le 26 juin, un très violent orage inonde certains quartiers de Paris.
8 juillet 1941 : on dépasse 35° sur presque tout le pays avec 39° à Mont de Marsan, 38° à Bordeaux, 37° à Caen et 35° à Chartres.
Avril 1942 : c’est déjà l’été - sans atteindre les niveaux exceptionnels du mois d’avril 1939, le thermomètre affiche tout de même 28° à Angoulême, 27° à Limoges, 26° à Vichy et 25° à Nantes.
Le printemps 1944 est caractérisé par une longue sécheresse - cette sécheresse devient exceptionnelle à la fin du mois de mai 1944 car les températures atteignent des niveaux records pour la saison sur toutes les régions du nord - les 29 et 30 mai 1944, on enregistre par exemple 36° à Chartres, 34°5 à Lille et Paris, 34° à St Quentin et au Mans.
Fin juin 1945 : la canicule atteint des sommets dans le sud-est - le thermomètre dépasse parfois 40° à l?ombre, atteignant 42° à Montpellier ainsi qu’à Villefranche-de- Rouergue (Aveyron) - on mesure par ailleurs 37°à Nice ce qui constitue paradoxalement un record
Juillet 1946 : CANICULE - le soleil est brûlant du Pays Basque à l'Ile de France et les températures sont comprises entre 35° à Paris et 38° à Bergerac.
VAGUE DE CHALEUR JUILLET 1947
Du 24 au 29 juin 1947 : la chaleur devient vraiment torride et les 35° sont souvent dépassés - on atteint par exemple 38° à Paris, Bordeaux et Reims, et 40° à l’ombre à Auxerre.
Du 27 juillet au 5 août 1947 : une chaleur véritablement saharienne envahit tout le pays - les journées du 27 et 28 juillet 1947 sont historiques avec des températures de 40° à Angoulême, Toulouse, Bourges, Angers, Tours, Château-Chinon, Orléans, Chartres et Paris (record absolu depuis 1873), 41° à Poitiers - les insolations sont très nombreuses et les marchants de glace pour réfrigérateurs sont assaillis - le 1er août, il fait encore 40° à Toulouse, Pau et Montélimar, 39° à Angers et Poitiers, 38° à Bourges, Limoges et Clermont Ferrand.
Canicule de juillet 1947 : Plus de 40°C à Paris ! Un record qui sera battu de plus de 2°C en le 25 juillet 2019.
Le 14 août 1947, la chaleur revient et persiste jusqu’au 20 août 1947 où de violents orages provoquent parfois d’importants dégâts, notamment sur Paris - le 18 août 1947, il fait par exemple 38°C à Tours et 37°C à Paris.
L'été 1949 est très chaud et surtout très sec - on ne signale pas la moindre goutte de pluie à Paris pendant 33 jours - du 11 au 13 juillet 1949, une courte mais intense vague de chaleur concerne notamment sur toute la moitié ouest - la température atteint 42° à Bergerac, 41° à Agen, 40° à Cognac, Gourdon (Périgord) et Nantes, 39° à Poitiers et Angers, 38° à Rennes - les fortes chaleurs reviennent du 22 au 27 juillet 1949 ainsi que du 31 juillet au 7 août 1949.
Les 5 et 6 juin et du 28 au 30 juin 1950 : deux courtes mais intenses vagues de chaleur concernent tout le pays - il fait jusqu’à 40° à Toulouse et Mont de Marsan, 39° à Agen et Biarritz, 35° à Paris.
Les 3 et 4 juillet 1950 : les fortes chaleurs recommencent, notamment sur le quart sud-est (39° à Marseille et Grenoble, 38° à Lyon) - ce coup de chaleur est suivi par de violents orages en Ile de France et dans la Beauce.
L’été 1956 peut être qualifié de « pourri » - aucune période de chaleur durable n’est observée, sauf près de la Méditerranée (40° au Luc en Provence le 8 août 1956
et 36° à Nice le 21 août 1956)
Juillet et septembre 1959 sont d’ailleurs très ensoleillés - à Paris, l’année 1959 est l’une des plus ensoleillées du siècle. Rouen avec 37° ; il fait également 36° à Paris, St Quentin et Auxerre.
1er et 2 juillet 1961 : de fortes chaleurs sont observées un peu partout, notamment dans l’ouest - on mesure 35° à Rennes, Nantes, Angers et Le Mans.
La journée du 3 août 1986 est très particulière - les températures ne dépassent pas 13 à 15° sur le Cotentin et la Bretagne, alors qu’au même moment, on atteint 39° à Auxerre, 38° à Nevers et 37° au sud de Paris - cet important conflit de masses d’air entre l’est et l’ouest provoque de très violents orages de grêle en Normandie.
Du 13 au 16 août 1987 : c’est la canicule sur la moitié sud où les températures sont comprises entre 35 et 39° - ces très fortes chaleurs reviennent dans la journée du 20 août et gagne les régions du nord le 21 août
- ce jour là, il fait 38° à Pau, 37° à Toulouse et 36° à Bourges.
Du 20 au 24 mai 1989 : il fait très chaud pour la saison avec le plus souvent des températures de l’ordre de 30° y compris en Bretagne et en Normandie.
Depuis l’hiver 88-89, une importante sécheresse concerne l’ouest de la France et certaines îles bretonnes doivent être ravitaillées en eau - à Quimper, la situation est pire qu’en 1976 - la sécheresse concerne également les régions méditerranéennes et le sud-ouest jusqu’à l’automne 1989 - les incendies se multiplient, notamment dans le massif des Maures (Var) et dans la forêt landaise. Les mois de juin et juillet 1989 sont d’ailleurs chauds et secs.
La journée du 4 août 1990 est la plus chaude avec 39° au Mans, Tours, Toulouse et Agen, 38° à Angers, Poitiers et Rennes, 37° à Paris, Beauvais, Alençon, Orléans… Le dégel provoque des avalanches de pierre dans le Mont-Blanc - 4 alpinistes sont emportés.
4 juillet 1990 : le début de matinée est très frais - il fait seulement 4° au Bourget et 7° à Auch - des gelées blanches sont même observées dans le Centre.
Du 20 juillet au 12 août 1990 : la France a très chaud - pas moins de 3 vagues de fortes chaleurs intéressent le pays pendant cette période.
Du 20 au 25 juillet 1990 : canicule sur les régions du sud et de l’ouest - la température dépasse 35° sur 1/3 de la France
Les 21 et 22 juillet 1990, le maximum est mesuré à Bordeaux avec 39°.
Du 1er au 5 août 1990 : les très fortes chaleurs se généralisent à pratiquement toute la France - il fait plus de 35° dans l’ouest et le nord.
Du 20 au 24 février 1990 : une véritable vague de chaleur se produit alors que nous sommes encore à un mois officiel du printemps - on bat des records un peu partout et les journées du 23 et du 24 février 1990 sont vraiment exceptionnelles - les températures atteignent par exemple 27° à Dax, 26°à Biarritz, 25° à Bordeaux et Brive-la-Gaillarde, 24° à Clermont-Ferrand, 23° à Bourges, 22° à Mulhouse, 21° à Orléans et 20° à Paris.
Sécheresse 1992 : La Loire à sec au cours du printemps 1992
Du 14 au 17 mai 1992, une chaleur hors du commun accentue cette sécheresse, notamment sur la moitié sud - on dépasse souvent 30° et on atteint 35° à Cognac et 34° à Bordeaux - la sécheresse s’estompe à la fin du mois de mai avec l’arrivée de nombreux orages.
Les 7 et 8 août 1992 : très forte chaleur - il fait 38° à Auxerre et Troyes, 37° à Metz, 36° à Paris - cette chaleur provoque de très gros orages de grêle au nord de Paris, à Bordeaux, Nogent le Rotrou et à Tours où une tornade est observée 2 semaines plus tard - un régatier est porté disparu en Gironde - les vignobles du Médoc et des Corbières sont sévèrement touchés.
24 et 25 mars 1994 : c’est déjà l’été dans le midi - déjà 25°à Bordeaux, 26° à Nîmes et Toulouse, 27° à Grenoble et 28° à Carpentras.
30 avril 1994 : il fait plus de 25° sur toute la France avec 30° à Melun, 28° à Paris, Brive, Gourdon et Orange, 27° à Tours, Bourges et Le Mans.
Entre le 3 et le 5 août 1994 : la France, et notamment le quart nord-est, connaît un nouvel épisode de canicule - on enregistre 38° à Mont-de-Marsan, 37° à Auxerre, 36° à Paris, 35° à Lille et Strasbourg
Les 20 et 21 juillet 1995 : la chaleur atteint très temporairement des niveaux très élevés sur la moitié nord et dans le sud-ouest avec 36° à Vannes, 37° à Paris et 38° à Troyes - alerte à la pollution à l’ozone.
Les 6 et 7 juin 1996 : première véritable vague de chaleur sur toute la France - il fait partout plus de 30° avec 34° à Paris et 33° à Nancy - taux de pollution important dans les grandes villes.
Du 11 au 21 février 1998 : c’est l’été en plein hiver avec une véritable pluie de records - on dépasse 18° sur presque toute la France - il fait 25° en Aquitaine, 23 à 24° sur le Périgord, 23° à Grenoble, 22° à Poitiers, 20° à Orléans et 18° à Paris - toutes les plages sont prises d’assaut - on se baigne à Biarritz.
Du 19 au 26 juillet 1998 : canicule sur la moitié Sud où les températures dépassent 35°C - on relève jusqu’à 41°C à Gourdon, 39°C à Carpentras , 38°C à Bordeaux et 37°C jusqu’à Nevers et Bourges.
Du 7 au 12 août 1998 : nouvelle vague de chaleur mais sur toute la France - la canicule atteint des sommets les 10 et 11 août 1998 où l’on dépasse 35°C sur quasiment tout le pays - les valeurs maximales mesurées sont de 41°C à Decize et 40°5 à Clamecy (Nièvre), 39°C à Auxerre, Troyes et Metz, 38°C au Mans, Orléans, Nevers, Clermont-Ferrand, 37°C à Paris,
Beauvais…
Le climat de la Terre n’a jamais été stable : il a toujours varié au cours des siècles et des millénaires. Ces changements ont plusieurs causes naturelles bien identifiées.
On peut citer les variations de l’orbite terrestre (cycles de Milankovitch), l’activité solaire, les éruptions volcaniques majeures, ainsi que les courants océaniques qui redistribuent la chaleur à l’échelle du globe.
S’ajoute aussi la variabilité naturelle interne du système climatique, qui peut entraîner des périodes plus chaudes ou plus froides selon les cycles.
Le champ magnétique terrestre, lui, protège surtout des particules solaires, mais n’est pas considéré comme un facteur majeur des variations climatiques à court ou moyen terme.
Aujourd’hui, les scientifiques distinguent donc clairement les causes naturelles historiques des facteurs additionnels liés aux activités humaines.
Comprendre le climat, c’est comprendre un système complexe où plusieurs mécanismes interagissent en permanence, et où les mêmes causes ne produisent pas toujours les mêmes effets selon les périodes.
Posté le 2026-06-30 09:15:07
◀▶Pas d image